La Covid-19 a quelque peu déboussolé le marché de l’immobilier et changé les critères et tendances chez les acheteurs. Mais il existe toujours des possibilités de négociation. C’est pourquoi une partie des acheteurs ont porté leur attention sur les villes moyennes. LeMonde aborde le sujet en se basant sur le baromètre de Quintésens !

« Il est parfois difficile de prévoir les comportements. Le marché est un peu déboussolé et les biens immobiliers qui partent tout de suite mettent du temps d’habitude à se vendre, alors que d’autres qui se vendaient plus difficilement ont du succès sans qu’on comprenne bien pourquoi ».

Malgré les nouvelles possibilités de télétravail, les métropoles restent dans la course et continuent à attirer même s’il faut être conscient qu’elles demandent un budget plus important.

A Aix-Marseille-Provence aussi bien qu’à Nice, Montpellier, Lyon, Bordeaux ou encore Nantes, les prix au mètre carré se situent aux alentours des 3 000 à 5 000 €.
Pour les villes comme Strasbourg, Grenoble et Rennes, les prix au mètre carré sont moindre. On compte entre 2 500 et 3 500 €.
En revanche, pour la capitale c’est une autre histoire. Les prix au mètre carré s’approchent des 10 700 € en moyenne.

« Dans la quasi-totalité des grandes villes de province, les prix des appartements comme des maisons ont augmenté de plus de 6 % cette année, même si nous notons un ralentissement des prix dans les signatures des promesses de vente les plus récentes ».
Néanmoins, on constate des baisses de prix à Amiens, Bastia, Saint-Etienne, Toulon et Toulouse à hauteur de 6%.

Investir dans les grandes villes est donc synonyme de plus grand budget, surtout si la surface souhaitée est élevée.
Négocier reste bien entendu possible étant donné que tous les quartiers ne se valent pas. « Il existe de fortes disparités entre les quartiers et les marges de négociation sont en moyenne beaucoup plus faibles dans les centres-villes qu’au sein des zones périphériques ».

À Bordeaux par exemple, la marge ne dépasse pas les 2%. En s’éloignant un peu, la marge passe à 3%. Et lorsque l’on s’éloigne bien plus, au niveau du Lac-Bacalan, la marge négociable est de 6%. « Après une période de calme en début d’année, les acheteurs ont repris leur projet avec l’arrivée du printemps, l’activité est dynamique, mais les acheteurs s’informent de façon approfondie ».
À Lyon, dans les 1er, 3e, 4e et 6e arrondissements offrent des marges de négociation quasi nulles. En se dirigeant vers le 9e, elles passent à 10,7% puis à 12,4% dans le 8e.

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Disparités entre quartiers

À Marseille, les disparités sont très fortes selon les quartiers, allant de 3% dans le quartier situé autour de Prado Périer et jusqu’à plus de 10% dans les 14e, 15e et 16e arrondissements, avec parfois plus de 15% dans certaines zones de ces secteurs.


À Nantes, il est question de 1 à 4% de marges négociables mais pouvant être négociées jusqu’à 13,3% dans le quartier Mendès-France par exemple.
Et pour finir à Paris où les marges sont globalement faibles, en dessous de 1% mais pouvant parfois atteindre les 2 à 4% dans le Nord-Est.

« En dépit des prix moins élevés dans ces quelques quartiers, il n’est pas interdit de soutenir que les prix de certaines
grandes villes ou agglomérations en hausse quasi ininterrompue depuis une longue période imposent aux utilisateurs des envies d’ailleurs
». Avec le développement du télétravail, beaucoup des acheteurs se dirigent donc vers le villes moyennes.

Demande très forte

On remarque une très forte hausse (18%) à Angers où le prix dépasse les 3 000 € pour le mètre carré.
Il en va de même à Dijon, avec une hausse de 11,4% en un an.
Le Havre, Nancy, Orléans, Rouen, suivent de très près avec une hausse de 7%.

Concernant Caen : « La ville a été longtemps une belle endormie, mais la demande est très forte et les biens à vendre manquent. Le fait que la ville soit joignable depuis Paris en deux heures et demie de train participe à ce succès ».