À la différence de la résidence principale, exonérée de plein droit, la vente d'une résidence secondaire génère en principe une plus-value imposable, taxée à 19 % au titre de l'impôt sur le revenu et à 17,2 % au titre des prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total avant abattement.
Cette imposition diminue avec la durée de détention : l'exonération totale d'impôt sur le revenu est acquise après 22 ans de détention, celle des prélèvements sociaux après 30 ans. Une surtaxe complémentaire, comprise entre 2 % et 6 %, s'applique en outre aux plus-values nettes imposables supérieures à 50 000 €.
Un dispositif est cependant souvent méconnu : l'exonération applicable à la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Elle concerne les propriétaires qui n'ont pas été, directement ou indirectement, propriétaires de leur résidence principale au cours des quatre années précédant la vente, et qui remploient tout ou partie du prix de cession, dans un délai de 24 mois, à l'acquisition ou la construction de leur future résidence principale. L'exonération s'applique alors proportionnellement à la part du prix réinvestie, et ne peut être utilisée qu'une seule fois par personne. C'est un point à examiner systématiquement avant toute décision de vente, en particulier pour les foyers encore locataires de leur résidence principale.
Comment déduire de ses impôts les services d'aide à la personne en résidence secondaire ?
Contrairement à une idée reçue, le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile ne se limite pas à la résidence principale : il s’applique aussi bien à la résidence principale qu'à la résidence secondaire, sans condition d'âge, d'état de santé, de niveau de revenu ou d'activité professionnelle, dès lors que le logement est situé en France métropolitaine ou dans les départements d'outre-mer.
Le crédit d'impôt correspond à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 € par an, plafond majoré de 1 500 € par enfant à charge ou par membre du foyer de plus de 65 ans, dans la limite de 15 000 €, avec des seuils spécifiques plus élevés pour les personnes en situation de handicap. Sont notamment concernés l'entretien de la maison, le jardinage, les petits travaux de bricolage, la garde d'enfants, l'assistance aux personnes âgées ou le soutien administratif et informatique.
Pour une résidence secondaire occupée une partie de l'année seulement, ce levier est souvent sous-exploité alors qu'il ne demande aucune condition particulière liée au bien lui-même.