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Résidence secondaire : que peut-on défiscaliser ?

Résidence secondaire : que peut-on défiscaliser ?

Publié le 06/10/26

4 minutes 51

Investissement locatif
Défiscalisation

Acheter une résidence secondaire est, pour beaucoup de foyers, un projet plaisir avant d’être un projet patrimonial. Mais depuis quelques années, la fiscalité qui l’entoure s’est nettement durcie. Dans ce contexte, les leviers de défiscalisation réellement accessibles pour une résidence secondaire sont moins nombreux que pour une résidence principale, mais ils existent (à condition de bien connaître les règles en vigueur). Travaux, location meublée, revente, aide à domicile : voici ce qu'il est concrètement possible d'optimiser. 

Quelles sont les réductions d'impôt en cas de travaux dans une résidence secondaire ? 

Il existe très peu de possibilités de réduire ses impôts en effectuant des travaux dans sa résidence secondaire. Et pour cause : l’administration fiscale part du principe que quiconque a les moyens d’acquérir une résidence secondaire peut la financer et en supporter les charges. 

Néanmoins, certains travaux peuvent être déductibles des impôts, même lorsqu’ils sont effectués dans une résidence secondaire, notamment lorsqu’il s’agit de rénovation énergétique. En fonction des travaux réalisés, et si la résidence secondaire est achevée depuis plus de deux ans, vous pouvez bénéficier de taux réduits de TVA. Autre condition : que la résidence (appartement ou maison) soit destinée exclusivement à l’habitation. 

Vous prévoyez des travaux dans votre résidence secondaire ? On vérifie avec vous l'éligibilité au taux de TVA réduit avant le démarrage du chantier.

En clair, les travaux d'amélioration de la qualité énergétique (isolation, pompe à chaleur, chauffage performant, équipements solaires thermiques) réalisés dans une résidence secondaire peuvent bénéficier du taux de TVA réduit à 5,5 %, et les autres travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement ou d'entretien du taux intermédiaire à 10 %, sous trois conditions cumulatives : le logement doit être achevé depuis plus de deux ans, être affecté à l'habitation, et les matériaux doivent être fournis et facturés directement par l'entreprise qui réalise les travaux (un achat de matériel par le propriétaire lui-même reste soumis au taux normal de 20 %). Au-delà de 300 € TTC, une attestation (formulaire 1300-SD ou 1301-SD) doit être remise à l'entreprise avant le début du chantier.  

Note

À noter : certains équipements, comme les chaudières à gaz ou les infrastructures de recharge pour véhicules électriques, sont désormais exclus du taux réduit.

Ce différentiel de TVA reste, à ce jour, le principal outil d'optimisation fiscale sur des travaux dans une résidence secondaire. Il mérite d'être anticipé en amont d'un chantier, notamment lors du choix des artisans et de la rédaction des devis. 

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Comment défiscaliser sa résidence secondaire grâce à la location ? 

La résidence secondaire n’a pas pour vocation d’être habitée toute l’année. Alors, pour faire baisser vos impôts, vous pouvez envisager de la mettre en location. 

La mise en location d’une résidence secondaire via le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) permet de profiter d’une réduction d’impôt sur les revenus locatifs. Les règles ont toutefois évolué avec la loi de finance 2026, qui a resserré les paramètres du régime micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés.  

Ainsi trois situations coexistent :  

  • Pour une location meublée « classique » de longue durée : le plafond de recettes annuelles reste fixé à 77 700 €, avec un abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus déclarés. 

  • Pour un meublé de tourisme non classé (le cas le plus fréquent d'une résidence secondaire louée ponctuellement via une plateforme en ligne) : le plafond est désormais de 15 000 € et l'abattement a été ramené à 30 %. 

  • Pour un meublé de tourisme classé ou une chambre d'hôtes : le plafond reste à 77 700 € avec un abattement de 50 %. 

Cet écart significatif rend la démarche de classement de son bien en « meublé de tourisme » particulièrement pertinente : elle permet de conserver un abattement plus favorable et un plafond de recettes plus élevé. Par ailleurs, pour les propriétaires dont les charges réelles (intérêts d'emprunt, taxe foncière, travaux, amortissement du bien et du mobilier) dépassent le seuil de l'abattement forfaitaire, le régime réel peut s'avérer plus avantageux que le micro-BIC. Une comparaison chiffrée des deux régimes est recommandée avant toute déclaration.

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Revente de la résidence secondaire : quels abattements sur la plus-value ? 

À la différence de la résidence principale, exonérée de plein droit, la vente d'une résidence secondaire génère en principe une plus-value imposable, taxée à 19 % au titre de l'impôt sur le revenu et à 17,2 % au titre des prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total avant abattement. 

Cette imposition diminue avec la durée de détention : l'exonération totale d'impôt sur le revenu est acquise après 22 ans de détention, celle des prélèvements sociaux après 30 ans. Une surtaxe complémentaire, comprise entre 2 % et 6 %, s'applique en outre aux plus-values nettes imposables supérieures à 50 000 €. 

Un dispositif est cependant souvent méconnu : l'exonération applicable à la première cession d'un logement autre que la résidence principale. Elle concerne les propriétaires qui n'ont pas été, directement ou indirectement, propriétaires de leur résidence principale au cours des quatre années précédant la vente, et qui remploient tout ou partie du prix de cession, dans un délai de 24 mois, à l'acquisition ou la construction de leur future résidence principale. L'exonération s'applique alors proportionnellement à la part du prix réinvestie, et ne peut être utilisée qu'une seule fois par personne. C'est un point à examiner systématiquement avant toute décision de vente, en particulier pour les foyers encore locataires de leur résidence principale. 

Comment déduire de ses impôts les services d'aide à la personne en résidence secondaire ? 

Contrairement à une idée reçue, le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile ne se limite pas à la résidence principale : il s’applique aussi bien à la résidence principale qu'à la résidence secondaire, sans condition d'âge, d'état de santé, de niveau de revenu ou d'activité professionnelle, dès lors que le logement est situé en France métropolitaine ou dans les départements d'outre-mer. 

Le crédit d'impôt correspond à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 € par an, plafond majoré de 1 500 € par enfant à charge ou par membre du foyer de plus de 65 ans, dans la limite de 15 000 €, avec des seuils spécifiques plus élevés pour les personnes en situation de handicap. Sont notamment concernés l'entretien de la maison, le jardinage, les petits travaux de bricolage, la garde d'enfants, l'assistance aux personnes âgées ou le soutien administratif et informatique.  

Pour une résidence secondaire occupée une partie de l'année seulement, ce levier est souvent sous-exploité alors qu'il ne demande aucune condition particulière liée au bien lui-même. 

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Comment réduire ses impôts grâce à l’immobilier ? 

Pour réduire ses impôts grâce à l’immobilier, il vous faut investir via un dispositif de défiscalisation immobilière mis en place par l’État :  

  1. La loi Denormandie.   

  2. La loi Malraux.  

  3. Le dispositif LLI. 

  4. La loi Jeanbrun. 

  5. La loi Monuments Historiques.   

  6. La nue-propriété.   

  7. Les statuts LMNP/LMP (Loueur Meublé Non Professionnel / Loueur Meublé Professionnel).   

  8. Le déficit foncier.   

Vous ne savez pas quel dispositif choisir ? Faites appel à un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) Quintésens.  

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En bref 

Que peut-on défiscaliser pour une résidence secondaire ? 

Quatre leviers d’optimisation sont exploitables pour optimiser la fiscalité liée à votre résidence secondaire : la TVA à taux réduit (5,5 % ou 10 %) sur les travaux de rénovation énergétique ou d'amélioration, l'abattement fiscal du statut LMNP en cas de location meublée, avec un arbitrage à faire entre micro-BIC et régime réel selon le type de location, les abattements progressifs (jusqu'à l'exonération totale) sur la plus-value en cas de revente, et le crédit d'impôt de 50 % pour l'emploi d'un salarié à domicile. En revanche, aucune aide de type MaPrimeRénov' n'est accessible pour une résidence secondaire. 

Est-on redevable de la taxe d’habitation dans le cadre d’une résidence secondaire ? 

Oui, toutes les résidences secondaires restent soumises à la taxe d'habitation. Dans certaines communes en zone tendue, une majoration comprise entre 5 % et 60 % peut en outre s'appliquer, sur délibération du conseil municipal. 

La location meublée d’une résidence secondaire est-elle intéressante fiscalement ? 

Cela dépend du type de location et du niveau de charges. Depuis la loi Le Meur, l'abattement micro-BIC applicable aux meublés de tourisme non classés a été ramené à 30 %, contre 50 % pour un meublé classé ou une location meublée classique — d'où l'intérêt d'étudier le classement du bien ou le passage au régime réel. 

Combien de temps faut-il conserver sa résidence secondaire pour ne payer aucun impôt sur la plus-value ? 

22 ans de détention pour l'exonération totale d'impôt sur le revenu, 30 ans pour l'exonération totale des prélèvements sociaux. Un dispositif d'exonération anticipée existe toutefois pour la première cession d'un logement autre que la résidence principale, sous conditions de remploi. 

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