La plupart des contrats d’assurance-vie et de PER proposent plusieurs modes de gestion.
1. La gestion libre
En gestion libre, c’est vous qui choisissez les supports sur lesquels investir, et qui décidez des arbitrages, quand vous le souhaitez, dans la limite des supports proposés par le contrat.
Ce mode de gestion convient aux épargnants qui souhaitent garder la main sur leurs décisions, ont une bonne connaissance des marchés financiers, ou disposent du temps nécessaire pour suivre régulièrement leurs placements. Il demande en revanche une implication plus importante : sans suivi régulier, une allocation peut rester inadaptée pendant plusieurs années.
2. La gestion pilotée (ou profilée)
En gestion pilotée, vous choisissez un profil de risque parmi plusieurs proposés par le contrat, généralement prudent, équilibré et dynamique, parfois avec des paliers intermédiaires. C’est ensuite l’assureur ou la société de gestion partenaire qui détermine la répartition entre fonds en euros et unités de compte, et qui réalise les arbitrages en fonction de ce profil et de l’évolution des marchés.
Ce mode convient à ceux qui souhaitent déléguer le suivi technique de leur épargne, sans pour autant bénéficier de conseils d’experts. Des frais spécifiques à la gestion pilotée s’appliquent généralement, en plus des frais de gestion du contrat : il est recommandé de les vérifier précisément dans les conditions générales avant de souscrire.
3. La gestion sous mandat
La gestion sous mandat repose sur le même principe de délégation que la gestion pilotée, mais avec un accompagnement plus personnalisé : un mandat de gestion est confié à un professionnel, qui adapte l’allocation à votre situation et à vos objectifs propres, au-delà d’un simple profil type. Selon les contrats, la frontière entre gestion pilotée et gestion sous mandat peut varier : certains assureurs emploient les deux termes de façon quasi équivalente, d’autres réservent le mandat à un accompagnement plus individualisé, parfois à partir d’un certain montant investi.