1. L’audit patrimonial
Avant toute recommandation, le CGP commence par une phase d'analyse approfondie. On parle d'audit patrimonial ou de bilan patrimonial.
Cette étape consiste à dresser un état des lieux complet de votre situation : vos revenus et charges, vos actifs (immobilier, placements, épargne, droits à la retraite), vos passifs (crédits en cours), votre situation fiscale et familiale, et surtout vos objectifs.
Cette phase n'est pas une formalité administrative. C'est elle qui conditionne la pertinence de toutes les recommandations qui suivront.
Exemple : un client qui souhaite investir pour réduire ses impôts n'a pas le même profil qu'un client qui veut préparer sa retraite ou transmettre son patrimoine. Les solutions ne sont donc pas les mêmes, même si les deux clients ont un niveau de revenus similaire.
2. La stratégie patrimoniale
Sur la base de l'audit, le CGP élabore ensuite votre stratégie patrimoniale personnalisée. Il s’agit d’une réflexion structurée sur les priorités, les arbitrages à effectuer, les risques à couvrir et les opportunités à saisir.
Cette stratégie tient compte de plusieurs dimensions :
Votre horizon de placement : un client de 35 ans qui épargne pour sa retraite n'a pas les mêmes contraintes de liquidité qu'un client de 58 ans qui envisage de transmettre un patrimoine dans les dix ans.
Votre profil de risque : certains clients acceptent la volatilité pour espérer un rendement plus élevé, d'autres privilégient la sécurité. Le CGP doit s'assurer que les solutions proposées correspondent au profil réel du client, pas seulement à ses déclarations.
Votre fiscalité actuelle et future : une bonne stratégie patrimoniale intègre les règles fiscales en vigueur, mais aussi leur évolution possible, notamment à l'approche de la retraite ou d'une transmission.
3. La mise en œuvre et le suivi
Une stratégie patrimoniale n'a de valeur que si elle est mise en œuvre et suivie dans le temps.
Le CGP accompagne son client dans la sélection et la souscription des solutions adaptées. Il assure également un suivi régulier et peut être amené à effectuer des arbitrages si : la situation personnelle du client évolue (mariage, naissance, divorce, cession d'entreprise, héritage), la fiscalité change, les marchés bougent, etc.
Ce suivi se traduit généralement par des rendez-vous annuels ou biannuels, et par des points ponctuels lorsqu'un événement important survient.
C'est dans cette durée que réside une grande partie de la valeur ajoutée du conseiller : adapter la stratégie en temps réel plutôt que de laisser une allocation figée se dégrader.