1. Rédiger un testament
Le testament vous permet de léguer tout ou partie de la quotité disponible à l'héritier de votre choix. Celui-ci percevra alors sa part de réserve héréditaire plus la quotité disponible que vous lui attribuez. C'est l'outil le plus souple : il est révocable à tout moment et peut être olographe (rédigé à la main) ou authentique (devant notaire).
2. Effectuer une donation hors part successorale (donation préciputaire)
Comme son nom l'indique, la donation hors part successorale n'est pas intégrée dans le partage de la succession : elle s'ajoute à la part de réserve de l'héritier bénéficiaire.
Deux conditions impératives :
sa valeur ne doit pas dépasser le montant de la quotité disponible (sinon les autres héritiers peuvent exercer une action en réduction) ;
le caractère préciputaire (« hors part ») doit être expressément mentionné dans l'acte de donation. Sans cette mention, la donation est considérée comme une simple avance sur héritage et s'impute sur la réserve du bénéficiaire : l'effet d'avantage est alors perdu.
3. Offrir un présent d’usage
Vous pouvez donner une somme d'argent ou un bien à un héritier, à l'occasion d'un événement (anniversaire, mariage, naissance, fêtes…), sans que ce présent d'usage entre dans la succession ni soit soumis aux droits de donation.
La seule limite : le montant doit rester proportionné à votre niveau de vie et à votre patrimoine. Un présent jugé disproportionné serait requalifié en donation taxable et rapportable à la succession.
4. Souscrire une assurance-vie
L'assurance-vie est l'outil le plus pertinent pour favoriser un héritier. Le capital transmis via la clause bénéficiaire est, en principe, hors succession : il n'entre pas dans le calcul de la réserve héréditaire ni de la quotité disponible. Vous pouvez donc désigner un seul de vos enfants comme bénéficiaire sans que les autres puissent contester.
Les avantages fiscaux sont par ailleurs significatifs :

Deux précautions : souscrivez suffisamment tôt et évitez des versements manifestement excessifs au regard de vos revenus, surtout peu de temps avant le décès. À défaut, les héritiers réservataires pourraient faire requalifier les primes en donation et les réintégrer à la succession.