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Qui hérite d'une personne non-mariée et sans enfant ?

Qui hérite d'une personne non-mariée et sans enfant ?

Publié le 01/09/26

4 minutes 22

Succession et héritage

En l’absence de testament, c’est la loi qui organise seule la répartition du patrimoine d’un défunt non-marié et sans enfant. Et bien souvent, le résultat de cette situation ne correspond pas aux souhaits de celui-ci. D’où l’intérêt d’anticiper afin de faire respecter ses dernières volontés dans les meilleures conditions. Qui hérite d’une succession lorsque le défunt était célibataire et sans enfant ? Quelle fiscalité s’applique à un tel héritage ? Voici ce que vous devez savoir. 

Absence de testament : qui hérite d’une personne célibataire sans enfant ? 

Sans testament, la succession d’une personne célibataire et sans enfant revient à sa famille, selon un ordre fixé par la loi. 

N’ayant ni conjoint ni descendant, elle n’a pas d’héritier « réservataire » : ce sont les parents et la fratrie qui sont appelés en priorité, puis, à défaut, les ascendants et les collatéraux plus éloignés. 

La répartition légale ne correspond pas à vos souhaits ? Quintésens vous accompagne pour sécuriser votre transmission

Concrètement, la succession est répartie selon les cas suivants :  

  • Les parents et les frères et sœurs sont vivants : les parents reçoivent un quart du patrimoine chacun (soit la moitié à eux deux), et les frères et sœurs se partagent l’autre moitié. Si un frère ou une sœur est décédé, sa part revient à ses propres enfants (les neveux et nièces du défunt), par représentation. 

  • Un seul parent est vivant, avec des frères et sœurs : le parent survivant reçoit un quart, les frères et sœurs se partagent les trois quarts restants. 

  • Aucun parent mais des frères et sœurs : les frères et sœurs (ou à défaut leurs descendants) se partagent l’intégralité de la succession. 

  • Aucun parent ni frère et sœur mais des parents éloignés : la succession revient aux oncles, tantes, cousins ou cousines selon le degré de parenté. La personne la plus proche en termes de parenté, hérite du défunt. 

  • Aucun héritier identifié : la succession revient à l’État, on parle alors de succession « en déshérence » (cas extrêmement rare). 

Note

Bon à savoir : Dans le cas d’une famille recomposée, les demi-frères et demi-sœurs héritent au même titre que les frères et sœurs du défunt. Par ailleurs, si l’un des membres de la fratrie du défunt est décédé, sa part d’héritage revient à ses propres enfants.

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L’importance du testament lors de la succession d’une personne célibataire sans enfant 

En l’absence d’héritier réservataire, une personne célibataire et sans enfant dispose d’une liberté totale pour organiser sa succession par testament. 

Elle peut désigner qui elle souhaite (un membre de sa famille, un ami, un partenaire de PACS, un concubin, une association, etc.) sans que la famille puisse contester ce choix, y compris si elle est totalement écartée de l’héritage. 

Note

À noter : un partenaire de PACS ou un concubin n’hérite jamais automatiquement, quelle que soit la durée de la vie commune. Seul un testament (ou pour un bien immobilier, une clause d’attribution adaptée) permet de lui transmettre tout ou une partie du patrimoine.

Le testament peut prendre plusieurs formes : 

  • Le testament olographe : rédigé, daté et signé de la main du testateur. Simple et gratuit, mais plus exposé au risque de perte, de contestation ou de non-conformité. 

  • Le testament authentique : reçu par un notaire en présence de témoins. Il offre la meilleure sécurité juridique et garantit que vos volontés seront bien retrouvées et appliquées. 

  • Le testament mystique : rédigé par le testateur puis remis cacheté à un notaire, plus rarement utilisé en pratique. 

Dans tous les cas, faire enregistrer son testament et être accompagné dans sa rédaction permet d’éviter les erreurs de formulation qui pourraient le rendre inapplicable. Sur ce point, un conseiller en gestion de patrimoine, en lien avec votre notaire, peut vous accompagner. 

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Quels droits de succession sur le patrimoine d’une personne non-mariée et sans enfant ? 

En l’absence de conjoint ou d’enfant, les droits de succession sont nettement plus lourds qu’en ligne directe, car l’abattement applicable diminue à mesure que le lien de parenté avec le défunt s’éloigne. 

Droits de succession applicables à une personne célibataire et sans enfant

Deux nuances importantes à connaître : 

  • Exonération totale entre frères et sœurs : un frère ou une sœur célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps, âgé de plus de 50 ans (ou atteint d'une infirmité) et ayant vécu avec le défunt pendant les 5 années précédant le décès, est totalement exonéré de droits de succession. 

  • Neveux et nièces « par représentation » : lorsqu'un neveu ou une nièce hérite à la place de son parent (frère ou sœur du défunt) prédécédé, il bénéficie du barème plus favorable applicable entre frères et sœurs (35 % à 45 %), et partage avec ses éventuels cohéritiers l'abattement de 15 932 € (et non celui, plus faible, de 7 967 €). 

Pour alléger cette fiscalité, l'assurance-vie reste le levier le plus efficace pour une personne non mariée et sans enfant : le capital transmis au bénéficiaire désigné échappe aux droits de succession classiques et profite d'un régime propre, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les sommes versées avant 70 ans (30 500 € au total, tous bénéficiaires confondus, pour les versements après 70 ans). 

Note

Bon à savoir : si le défunt a désigné dans son testament une association reconnue d’utilité publique comme légataire, le legs est exonéré de droits de succession.

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Comment réduire ses frais de succession ? 

Sans conjoint ni enfant, jusqu'à 60 % de votre patrimoine peut revenir à l'administration fiscale plutôt qu'à vos proches ou aux causes qui vous tiennent à cœur.  

Plusieurs solutions permettent de réduire concrètement cette facture : assurance-vie, donations, démembrement de propriété, ou encore SCI familiale. Bien utilisés, ces outils peuvent réduire très fortement les droits dus par vos héritiers ou légataires. 

C’est là qu'un accompagnement patrimonial personnalisé fait la différence. Depuis 2009, Quintésens aide les particuliers à organiser et transmettre leur patrimoine, quelle que soit leur situation familiale. Concrètement, nos conseillers en gestion de patrimoine vous accompagnent pour : 

  • Faire le point sur votre situation patrimoniale et familiale, et anticiper les conséquences de votre succession actuelle ; 

  • Structurer un contrat d'assurance-vie pour profiter au mieux des abattements disponibles ; 

  • Étudier l'intérêt d'une donation ou d'un démembrement de propriété adapté à votre patrimoine immobilier ; 

  • Évaluer la pertinence d'une SCI familiale pour transmettre à moindre coût ; 

  • Vous orienter vers un notaire pour la rédaction ou la mise à jour de votre testament. 

Indépendants des réseaux bancaires, des compagnies d'assurance et des promoteurs immobiliers, nos conseillers en gestion de patrimoine, répartis dans nos 14 agences partout en France, vous garantissent un conseil objectif, sans conflit d'intérêt.  

Quintésens vous accompagne pour organiser votre succession, dans les meilleures conditions

En bref

Qui hérite d’une personne célibataire et sans enfant en l’absence de testament ? 

En tout premier lieu, ce sont ses parents (s’ils sont toujours en en vie) et ses frères et sœurs. À défaut, ses grands-parents et ses collatéraux plus éloignés (oncles, tantes, cousins), jusqu’au 6ème degré. Sans aucun héritier, la succession revient à l’État. 

Un partenaire de PACS ou un concubin hérite-t-il automatiquement ? 

Non, jamais, même après plusieurs décennies de vie commune. Seul un testament permet de lui consacrer une partie du patrimoine. 

Peut-on déshériter sa famille quand on est célibataire et sans enfant ? 

Oui. Sans héritier réservataire, une personne célibataire et sans enfant peut, par testament, léguer tout son patrimoine à la personne ou à l'organisme de son choix, sans que sa famille puisse s'y opposer. 

Comment réduire les droits de succession quand on n’a pas d’enfant ? 

En combinant les leviers disponibles : assurance-vie (abattement de 152 500 € par bénéficiaire), donations, démembrement de propriété ou SCI familiale. Un conseiller en gestion de patrimoine peut vous aider à choisir la combinaison la plus adaptée à votre situation. 

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