DOSSIER SPÉCIAL 

ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2022 : LES CANDIDATS ET LEURS PROPOSITIONS EN MATIÈRE DE PATRIMOINE

Fiscalité, retraite, droits de succession, placements… Les candidats à l’élection présidentielle 2022 ont chacun des propositions. À quelques jours du premier tour, Quintésens, société indépendante spécialisée dans la gestion optimisée de patrimoine, fait le point.

CHAPITRE 1

  • Présidentielle 2022 et retraite : quels programmes sont proposés par chacun des candidats ?

CHAPITRE 2

  • Les politiques fiscales proposées par les candidats à l’élection de 2022 (à paraître prochainement : pour recevoir l’article à parution, ici)

CHAPITRE 3

  • Droits de succession : quelles sont les propositions des candidats à la présidentielle ? (à paraître prochainement : pour recevoir l’article à parution, ici)

CHAPITRE 4

  • Que retenir des propositions des candidats à l’élection présidentielle ?(à paraître prochainement : pour recevoir l’article à parution, ici)

CHAPITRE 1

  • Présidentielle 2022 et retraite : quels programmes sont proposés par chacun des candidats ?

Quels programmes pour les retraites ?

Pour les candidats à l’élection présidentielle, l’âge du départ à la retraite, ainsi que le montant des pensions, demeurent des enjeux de campagne majeurs.

Avancer ou reculer l’âge du départ en retraite ?

Plusieurs candidats se prononcent pour le maintien de la retraite à 62 ans. C’est notamment le cas de Jean Lassalle (Résistons !), de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), mais aussi d’Emmanuel Macron (La République En Marche), avec, pour ce dernier, une suppression des principaux régimes spéciaux.

Anne Hidalgo (Parti Socialiste) reste également favorable à la retraite à 62 ans, mais souhaite la prise en compte de chaque heure travaillée et le retour des critères de pénibilité. Yannick Jadot (Europe Écologie Les Verts) envisage d’ailleurs, lui aussi, une réforme de la retraite à 62 ans, basée principalement sur ces critères.

D’autres se positionnent pour un avancement de l’âge du départ en retraite. Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) annonce une retraite à 60 ans. Marine Le Pen (Rassemblement National) également, avec 40 annuités, mais uniquement pour les Français entrés dans la vie active avant l’âge de 20 ans.

Fabien Roussel (Parti Communiste) se dit, lui, en faveur d’une retraite à taux plein à 60 ans. Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) va plus loin en proposant un départ à 60 ans, avancé à 55 ans pour les métiers les plus pénibles, avec 37 annuités. Dans la même lignée, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) prévoit d’avancer le droit à la retraite à 60 ans, à taux plein avec 40 annuités.

À l’opposé, d’autres candidats préconisent un départ en retraite plus tardif. Se rangent à cet avis, Éric Zemmour (Reconquête !), pour un départ en retraite à 64 ans, et Valérie Pécresse (Les Républicains), qui l’envisage à 65 ans. Les deux candidats proposent cependant des exceptions pour les métiers les plus pénibles.

Des disparités sur le montant des revenus des retraités

Concernant le montant minimum des pensions, actuellement fixé à 713 euros par mois, les candidats avancent chacun des propositions différentes. Valérie Pécresse (LR) préconise un montant minimum basé sur le Smic – soit 1 270 euros nets à l’heure actuelle.

Anne Hidalgo (PS) annonce, elle, une pension minimum de 1 000 euros, ainsi qu’un minimum contributif de 1 200 euros. De son côté, Emmanuel Macron (LREM) prévoit des pensions de 1 100 euros minimum à taux plein.

Également en faveur d’une augmentation générale des revenus des retraités, on compte Nathalie Arthaud (LO), qui envisage un montant minimum de 2 000 euros par pension. Par ailleurs, le candidat vert Yannick Jadot (EELV) n’avance aucun chiffre, mais affirme vouloir garantir aux retraités un revenu au-dessus du seuil de pauvreté.

À l’extrême gauche, Fabien Roussel (PC) penche pour un minimum de 1 200 euros, avec un calcul basé sur les dix années les mieux rémunérées, à 75 % du revenu net d’activité. De son côté, Jean-Luc Mélenchon (LFI) entend mettre en place des pensions retraite au niveau du Smic, revalorisées à 1 400 euros net. Même son de cloche pour Philippe Poutou (NPA), qui entend même revaloriser ce montant à 1 800 euros net.

À l’extrême droite, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) promeut l’indexation du montant des pensions sur l’inflation. Tout comme Marine Le Pen (RN), qui préconise, de plus, un montant minimum de 1 000 euros. À la tête du mouvement Résistons !, Jean Lassalle envisage plutôt des mesures pour maintenir le pouvoir d’achat des retraités. De même pour Éric Zemmour (Reconquête !), qui prévoit également de restaurer la pension de réversion pour les veufs et les veuves.

Pour aller plus loin : Guide de la retraite

CHAPITRE 2

  • Quelles sont les politiques fiscales proposées par les candidats à l’élection de 2022 ?

Les politiques fiscales proposées par les candidats à l’élection de 2022

En matière de fiscalité, les candidats à l’élection présidentielle questionnent le retour à l’ISF et adoptent des positions différentes quant au montant de l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, certains avancent des propositions pour une fiscalité favorable au développement économique.

Différents positionnements sur l’impôt sur le revenu

Un allégement fiscal est prôné par plusieurs candidats. Dans la continuité de son mandat présidentiel, Emmanuel Macron (LREM) propose notamment l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages et une réduction d’impôts pour les couples vivant ensemble.

Concernant l’impôt sur le revenu, Yannick Jadot (EELV) prône la suppression du quotient conjugal, qui baisse le taux d’imposition du conjoint le mieux payé en cas de grande disparité entre les revenus des deux époux. Le candidat souhaite également un nouvel échelonnage des taux d’imposition et la fin des principales niches fiscales. Jean-Luc Mélenchon (LFI), Fabien Roussel (PC) et Philippe Poutou (NPA) se prononcent, eux aussi, pour un renouvellement des taux d’imposition, mais plus progressif, avec un plus grand nombre de tranches de revenus imposables.

Parmi les mesures les plus radicales, Marine Le Pen (RN) envisage de supprimer l’impôt sur le revenu pour tous les jeunes âgés de moins de 30 ans.

Un retour de l’ISF ?

Remplacé en 2018 par l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI), l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est au cœur de la politique fiscale prônée par certains candidats à l’élection présidentielle de 2022. Son retour est effectivement sollicité par bon nombre d’entre eux.

C’est notamment le cas de Jean-Luc Mélenchon (LFI), Fabien Roussel (PC), Philippe Poutou (NPA) et Jean Lassalle (Résistons !), qui s’expriment en faveur d’une ré-application concrète de l’ISF. Parmi eux, certains candidats comme Philippe Poutou (NPA) aimeraient le renforcer, voire le tripler, comme Fabien Roussel (PC).

Nicolas Dupont-Aignan (DLF) se montre, lui, plus modéré. Il envisage d’imposer temporairement les très grandes fortunes affichant un patrimoine au-delà des 10 millions d’euros. Marine Le Pen (RN) envisage plutôt un nouvel Impôt sur la fortune financière (IFF), pour les très hauts patrimoines, avec une exonération de la résidence principale. De son côté, Valérie Pécresse (LR) envisage un abattement de 50 % de la valeur de la résidence principale dans le calcul de l’IFI.

Par ailleurs, Anne Hidalgo (PS), Yannick Jadot (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (LFI) se positionnent pour un ISF avec un volet climatique. Ce paramètre écologique, sollicité par l’association Greenpeace, vise à taxer non seulement le patrimoine, mais également l’empreinte carbone des investissements effectués par les plus fortunés.

Des propositions pour les entreprises et les salariés

Entre autres mesures fiscales, certains candidats avancent des propositions en faveur du développement économique, et ce, en avantageant plus particulièrement les salariés.

Dans l’optique de développer l’emploi de services à la personne, Valérie Pécresse (LR) entend doubler le crédit d’impôts inhérent au chèque emploi service. Enfin, Éric Zemmour (Reconquête !) envisage une défiscalisation de la prime de participation, versée aux salariés par les entreprises.

À lire aussi : Crédit d’impôt : ce qui change pour vous en 2022

CHAPITRE 3

  • Droits de succession : quelles sont les propositions des candidats à la présidentielle ?

Droits de succession : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Plusieurs candidats affichent leur volonté d’alléger les droits de succession. Valérie Pécresse (LR) souhaite notamment une exonération de cet impôt jusqu’à un seuil de 200 000 euros et prévoit un montant maximum de 100 000 euros de donation tous les 6 ans. Plus modéré, Fabien Roussel (PC) fixe ce seuil d’exonération à 118 000 euros. Pour sa part, Emmanuel Macron (LREM) propose plutôt de porter l’abattement sur les droits de succession à 150 000 euros en filiation directe.

D’un point de vue immobilier, Marine Le Pen (RN) entend favoriser les donations et exonérer les biens immobiliers de droits de succession jusqu’à un seuil de 300 000 euros. Dans une autre posture, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) souhaite voir cet impôt supprimé sur la résidence principale. Ce dernier tend également à faciliter la transmission d’entreprises et de terres agricoles.

Du côté des Verts, Yannick Jadot (EELV) envisage un impôt de succession tout au long de la vie, quel que soit le lien de parenté, pour les héritages à partir de 100 000 euros. Éric Zemmour souhaite, lui aussi, permettre la transmission des biens tout au long de la vie, tout en réduisant les droits de succession.

Quant à Anne Hidalgo (PS), la candidate entend plutôt un alourdissement des droits de succession pour les plus hauts patrimoines, supérieurs à 2 millions d’euros, mais propose une exonération jusqu’à 300 000 euros.

Sur la question des donations, Fabien Roussel (PC) prévoit une réforme, avec la mise en place de franchises à partir de 170 000 euros. Enfin, Jean-Luc Mélenchon, lui, envisage de plafonner les héritages à 12 millions d’euros.

À lire aussi : Comment se déroule une succession ? 

CHAPITRE 4

  • Que retenir des propositions des candidats à l’élection présidentielle ?

Que retenir des propositions des candidats à l’élection présidentielle ?

Tour d’horizon des principales mesures envisagées par les candidats.

Quelle politique fiscale ?

Plusieurs candidats questionnent le bien-fondé de la suppression de l’ISF et avancent des propositions pour son rétablissement ou pour la mise en place d’un impôt similaire. Concernant l’impôt sur le revenu, les programmes varient, mais certains se positionnent pour un nouvel échelonnage des taux d’imposition.

Quels positionnements en faveur des retraites ?

La grande majorité des candidats souhaite une augmentation générale des revenus des retraités. Par ailleurs, l’âge du départ en retraite se dégage comme un enjeu majeur. Si certains préconisent son maintien à 62 ans, d’autres plaident pour son avancement. En revanche, une minorité de candidats se prononce pour un départ plus tardif.

Vers une exonération des droits de succession ?

La suppression totale des droits de succession n’est au programme d’aucun des candidats à la présidentielle de 2022. Toutefois, la plupart prône un allégement, avec des exonérations jusqu’à un certain seuil. Seule Anne Hidalgo (PS) propose  un alourdissement de cet impôt pour les plus hauts patrimoines, supérieurs à 2 millions d’euros.

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